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Photo prise depuis le pont du Bono, pas le vieux pont mais celui servant à la circulation.
Cette photo à été prise le Vendredi matin juste avant que les bateaux ne quittent le port. En effet la veille il y avait au Bono l'escale de nuit de la flotille bateaux de plaisance de plus de 8m.

Bonne journée
Cyril

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Le Bono, paisible petit village au riche passé maritime, est situé au confluent des rias d’Auray et du Bono, à environ 5 km au sud de la ville d’Auray. La commune, peuplée de quelques 1.900 Bonovistes, s’étend sur une superficie de 596 ha.
Au début du siècle, il n’y avait là, autour d’un port sans quai, qu’un pauvre petit village de pêcheurs dont les maisons uniformes, appelées « pen-ti » se groupaient au long d’un capricieux réseau de ruelles étroites et pentues. Dans ces chaumières de deux pièces dotées au pignon d’une loge à cochon ( er louj ), on vivait chichement. Les hommes sortaient en Baie de Quiberon, pour un jour ou deux, sur leurs bateaux à deux mâts, non pontés, gréés pour la pêche au chalut à perches et qu’on appelait « Forbans » du nom donné aux habitants de ces « pen-ti » qui vivaient de façon quelque peu marginale. Au retour de la pêche, les femmes poussant la brouette, s’en allaient vendre ou troquer le poisson dans les communes environnantes. Afin de subvenir aux besoins alimentaires, elles cultivaient aussi quelques légumes et élevaient quelques volailles, dans de petits jardins dont on peut penser qu’ils sont à l’origine du nom « Bono » (l’origine exacte n’étant pas connue).
Durant les mois d’été, les « Forbans » prenaient leurs quartiers au Croisic, à l’île d’Yeu ou à Quiberon. En hiver, ils restaient au port où on pouvait en dénombrer une centaine amassée bords contre bords.
Les travaux de Coste et De Bon sur l’ostréiculture ont permis au Bono, grâce au développement des techniques de cette activité, de connaître un certain essor. L’exploitation de ces installations ostréicoles occupait essentiellement les femmes, les filles, mais aussi les jeunes garçons qui n’étaient pas encore en âge d’embarquer comme « mousses » sur les « Forbans ». Aujourd’hui, subsistent encore de nombreuses traces de cette intense activité, il reste au bord de l’eau, les terre-pleins qui se désagrègent sous les herbes folles, les « parcs » qui disparaissent sous la vase, et au fond des mémoires, les gestes centenaires.
Après des essais peu concluants de motorisation de leurs Forbans afin de suivre l’apparition de nouvelles techniques de pêche, et la difficile traversée de la crise économique des années trente, les marins Bonovistes se sont tournés vers les chalutiers de La Rochelle, de Lorient et de Concarneau, ou vers la marine de commerce ; beaucoup d’entre eux y ont d’ailleurs particulièrement excellé.

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Additional Photos by cyril chelli (cyril) Gold Star Critiquer/Silver Workshop Editor/Gold Note Writer [C: 557 W: 19 N: 247] (2748)
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